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Monuments  LHôpital de Sainte Cristina du Somport
Description
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 Hôpital de Sainte Christine

 I    Du "Codex Calixtinus"                                   

Nous remontons aux années 825 - 830, quand fut connu le site où étaient apparues « les lumières ardentes » ; site que l'on commença à appeler « Campus Stella » c'est-à-dire « Champ des étoiles » , Compostela, ou aussi « Compositum tellus »  c'est-à-dire cimetière. Faits connus tout d'abord par l'évêque Teodomiro, lequel en vérifia personnellement la véracité, et qu'il communiqua au roi asturien Alfonso II El Casto, qui réagit avec enthousiasme et prêta son aide inconditionnelle.

                Les pèlerinages à Compostelle commencent alors, et on calcule que pendant le Moyen Age, chaque année, entre 200 000 et 500 000 pèlerins entreprenaient ce voyage.                Ces faits devaient être notés, ce qui fut fait dans une œuvre du XIIe siècle, connue comme « Codes Calixtinus. Elle est attribuée au Pape Calixte II. Plus tard cette même œuvre est connue comme « LIBER SANTI  IACOBI ». Le livre V « Liber Peregrinationis » a inspiré Aymerich Picaud, originaire de Parthenay en Poitou et chapelain de Vèzelay. De ce livre, nous ne résistons pas à la tentation de transcrire littéralement ce qui suit : « Chapitre III  Noms des villes du chemin de Saint-Jacques » Du Somport à Puente la Reina voici les localités rencontrées sur le Chemin de Saint-Jacques ; la première, Borce au pied de la montagne sur le versant de la Gascogne ; puis dès que l'on a franchi le sommet de la montagne, l'HÔPITAL DE SANTA CRISTINA. Ensuite CANFRANC. Puis OSTURIT. Ensuite TIERMAS avec ses bains royaux dont les eaux sortent constamment chaudes. Puis MONREAL et finalement PUENTE LA REINA. Les trois HOPITAUX DU MONDE :
Le Seigneur établit dans ce monde, trois colonnes d
'une grande utilité pour le soutien des pauvres, à savoir : l'hôpital de Jérusalem, l'hôpital de Mont Joux dans les Alpes, et l'hôpital de Sainte-Christine du Somport. Ces hôpitaux sont situés sur des lieux de véritable nécessité.  Il s'agit de lieux saints, temples de Dieu ; lieu de récupération pour les bienheureux pèlerins, de repos pour les nécessiteux, de soulagement pour les malades, de salvation pour les morts, et d'aide pour les vivants. En conséquence qui que ce soit qui aura édifié ces lieux saints, sans aucun doute, sera au Royaume de Dieu » 

II        De la Fondation du Monastère HOPITAL de Santa Cristina au Somport  (Sumus Portus)

 A- On attribue sa fondation à deux pèlerins français - Arnovio et Sineval - qui en plein hiver faisaient le pèlerinage à Compostelle. Au Somport une terrible tempête de neige les surprend et après avoir franchi le col, complètement exténués, ils se recommandent à Sainte Christine, à laquelle ils vouaient une grande dévotion, en suppliant : « Santa Cristina, Ora pro nobis ». A travers le brouillard, ils voient là-bas, au loin, une petite construction, qui était éclairée. Ils s'approchent, entrent,voient des chaises et une table garnie de vivres en abondance. Dans la cheminée brûlait un feu de bois réconfortant. Ils tombent à genoux, et offrent à la Sainte la construction à leurs frais d'un hôpital pour les pèlerins.

Ils notent aussi l'apparition d'une colombe portant dans son bec une croix en or, avec laquelle elle marquait sur le sol, le contour semble t'il d'un édifice. Ils comprennent que la Sainte souhaite que se réalise cette construction et décident d'accomplir leur promesse au retour de Compostelle, ce qu'il firent. J'invite les lecteurs qui auront du temps, à se placer devant la façade de l'actuel Colegio de las Hermanas de Caridat de Santa Ane, à côté de l'église Saint-Jacques, qui fut Couvent des Pères Dominicains, successeurs des Chanoines Réguliers de Saint-Augustin primitifs occupants du Monastère Hôpital de Santa-Cristina, et ils verront sur la porte d'entrée, un blason où figure une colombe avec une croix dans le bec, le tout entouré de l'inscription « Santa Cristina Ora pro nobis ». Ce blason se trouvait initialement au-dessus de la porte du Monastère -Hôpital du Somport-.

 

B - Notice Historique de la Fondation et Construction 

Le Monastère Hôpital fut construit à la fin du  XIe siècle et aussi bien les Rois Aragonais,- en commençant par Sancho Ramirez puis son successeur et principal promoteur Pédro I et autres monarques - que les Vicomtes de Béarn, favorisèrent l'Hôpital avec considérables donations.

De tels biens, comme nous le verrons plus loin, excitèrent la jalousie des gens qui causèrent sa ruine et son abandon. Les premières notices de la fondation apparaissent dans la « Historia del Monasterio Real de Santa Cristina del Summo Portu de Aspa, del Orden de Predicadores de la Ciudad de Jaca », écrite par le Prieur de ce monastère Don Francisco Lalana, dans la seconde moitié du XVIIIe siècles.

D'après le même écrit, les XIe, XII  et XIIIe siècles, constituent l'époque de la naissance du développement, et de la splendeur du Monastère. Durant ces siècles, se forme et se développe un grand patrimoine.

 

Déjà à la fin du XIe siècle, un grand nombre de pèlerins venant du sud de la France et de l'Italie, faisaient le chemin de Compostelle par le Somport, utilisant la Via Tolosona, qui nous devons le préciser, est tout autant Camino Francés, que celui de Roncevaux, puisque les deux procèdent de France. Il pouvaient utiliser le passage du Somport, même en plein hiver grâce au « derecho de rota » droit de route de Canfranc, puisque les habitants de cette localité étaient tenus de dégager la neige du chemin, en échange d'un droit de péage « derecho de porta » dont les marcheurs et pèlerins devaient s'acquitter, péage qui subsista jusqu'en 1876.

 

Le Père Lalana, dans l'œuvre déjà mentionnée, commente que le Premier Prieur du Monastère, dont on a connaissance, fut GUILLERMO LAFITA d'origine gasconne ou béarnaise. Selon les documents, entre 1107 et 1141, il y avait au Monastère dix frères, sept béarnais et trois autres dont on ne connaît pas l'origine.

 

 LES BIENS 

En plus des propriétés venant de généreuses donations, le Monastère avait -nous le commentons comme une chose curieuse- un grand troupeau de vaches, qui paissaient sur les riches pâturages de la montagne, et dont s'occupait le « Maior Vaccarum ou Grand Vacher, chose insolite dans d'autres communautés.

 

La Bulle d'Innocent III du 4  juin 1216, énumère les commanderies que possédait Saint Christine, entre autres : l'hôpital de Roncevaux, (fondation de Santa Cristina) et en Aragon, des maisons ou palais à Canfranc, Jaca, Bailo, Artieda, Tiermas, Zaragoza et Tarazona. Tous étaient des hospices ou petits couvents, dépendant de Santa Cristina, où il devait y avoir, au minimum 5 ou 6 donats, employés au service des pauvres et des malades, et autres œuvres de miséricorde Des documents du XIIe siècle parlent de l'Ordre de Santa Cristina présidé par le Prieur Majeur, et dont l'obligation est de secourir marcheurs et pèlerins.

 

 COMMENT ETAIENT ACCUEILLIS LES PELERINS

Nous relatons comme un fait curieux les repas que l'on servait à Santa Cristina. Déjeuner : soupe et deux petits verres de vin. Repas de la mi-journée : soupe, viande, légumes et 3 verres de vin. Repas du soir : légumes, viande et 3 verres de vin. Le vin était préféré à l'eau, car semble t'il, on croyait que le vin était très bon pour la santé, alors que l'eau qui venait de la montagne, était considérée très dure.

 

 ORGANISATION DU MONASTERE                          L'autorité principale, c'était le Prieur, remplacé en cas d'absence, par le Vicaire Général. L'autorité n°2 c'était le Chanoine Hospitalier qui avait deux ou trois donats comme aides. Ensuite venait le Chanoine Infirmier qui s'occupait du soin des âmes et de l'administration des sacrements. Le Chanoine Sacristain avait à sa charge l'entretien de l'Église et de la sacristie, aidé par deux donats et quatre enfants de chœur.

Le Procureur était chargé de l'intendance, et devait rendre des comptes deux fois par an. Il était élu à la majorité des voix, pour un mandat de cinq ans.

 

  DE LA DECADENCE A L'EXTINCTION 

 La décadence de l'hôpital commence à la fin du XIV siècle (1374) et a pour causes fondamentales, la répartition des revenus entre les différentes autorités, le relâchement de la discipline des moines, la convoitise d'autres personnes y compris des religieux envers les biens considérables du Monastère.

 

Les évènements qui occasionnèrent la ruine totale et la disparition furent les suivantes :

- Face aux guerres de Religion contre les Albigeois et les Protestants en Béarn, Philippe II envoie des troupes aux postes frontières. En 1558 on donne l'ordre aux religieux de descendre à JACA dans le Palais qu'ils avaient là ; au Monastère reste uniquement un prêtre français pour dire la messe et répartir les aumônes. Pour cela on lui donnait entre 4 et 6 « cahices » (mesures de 666 litres) de blé, et à cela fut réduite l'Hospitalité.

 

Le Palais que possédaient les moines dans le Burnao de Jaca, fut rasé lors de la construction de la Citadelle. Le frère dominicain Jéronimo Javierre, plus tard cardinal, ordonna lors de sa visite apostolique le 15 février 1597 le transfert  de tous les chanoines au Monastère de Monte Aragon. Ils se soumirent tous, à l'exception de Fray Luis Begueria qui fut emprisonné à Jaca.

 

Petit à petit, les bâtiments tombèrent en ruines. Il ne restait plus qu'une auberge au Somport, où les religieux montaient de temps en temps.

 

Après l'incendie de la Guerre de Succession, on reconstruisit l'auberge. Mais les soldats français rasèrent les rares bâtiments qui restaient.

 

A la mort de Philippe II fut décrétée la suppression du Monastère et la charge de Prieur resta comme un titre honorifique de l'Eglise Métropolitaine de Sarragosse. Actuellement le M.I Sr Don Antero Hambria, doyen du chapitre, porte ce titre.

 

Ceci fut la triste fin du Monastère - Hôpital de Santa Cristina-.

 

 SITUATION ACTUELLE 

Dans ces vénérables ruines, ont lieu actuellement d'importants travaux d'excavation et de consolidation, qui montrent l'importance des bâtiments qui composaient le Monastère-Hôpital. Serons nous capables, nous, les Aragonais, de réhabiliter et de reconstruire notre Monastère-Hôpital ?

 C'est notre plus grand souhait.  

                                                     JOSE MARIA MODREGO

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